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 Between punch and pudding [PV Sebastian]

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MessageSujet: Between punch and pudding [PV Sebastian]   Dim 1 Déc - 21:25

Ça commence dans la salle de réception, ou tu quittes finalement la beauté d'Hazel pour explorer et illuminer d'un « salut » désintéressé les gens que tu croisais dans cette salle.. ou les victuailles semblaient à tes yeux valoir plus que toute rencontre que tu pourrais faire. C'est vrai, après tout, si tu n'avait aucun talent en cuisine, le goût, ça, personne ne saurait le discuter. Tu passes donc de table en table, regarde ce qu'il y à et te permet même de piquer furtivement un petit bol de... Attendez une petite minute. Hop. Tu choppes une cuillère de métal de la table voisine et te diriges vers la sortie en goûtant finalement à la texture crémeuse. Oh. Du pudding. Et pas de la pire qualité. Éternel désintéressé, cherchant autonomie auprès de la solitude agréable dans laquelle tu baignais. Quel contraste horrible. Tu ne te portais pas plus mal seul, avec ta cuillère de métal et ton petit pot de marbre, mais au moment ou on te demandait de faire quelque chose à toi, homme capable, fort, ne reculant devant rien devant une tâche demandant un quelconque effort manuel... Tu n'y arrivais pas. Tu faisais tout de travers et ton sens de la logique semblait t'abandonner au profit d'un travail sans queue ni tête. Si bien qu'à la fin, tu abandonnais et finissais par gémir un « j'y arrive pas » emplis d'une frustration que tu ne saurais cacher. Tel était l'héritier des Sforza. Comique, n'est-ce pas?

En tout cas, pas pour toi. Tu répugnes et frissonnes même à l'idée d'être ce que tu es, mais surtout, à l'idée de voir le regard de ton père, exaspéré, s'abattre sur toi à nouveau. Ce regard, tu faisais depuis des lustres exprès pour ne jamais le croiser, demandant à tes frères et sœurs de faire le message pour toi. Prétextant les devoirs sans fin et les occupations à n'en plus finir. Ce regard, il venait te hanter et ce au cœur même d'une soirée de réjouissance comme celle-ci. Tu te devais d'en revenir à tes moutons, et vite. Emplissant ta bouche d'une délicieuse cuillerée de pudding, tu pousses de ton épaule ferme la grande porte entre-fermée pour te retrouver sur le balcon. Grand balcon offrant à ta vue lumière de la lune, ciel étoilé et astres filants. Celestia s'offrait de toute sa grandeur du haut de ce balcon ou, toi, tu n’admirais vraiment que l'étendu de ciel qui l’entourait. Celestia ne t'était honnêtement d'aucun réel intérêt. Ce qui se trouvait plus bas, plus loin, en revanche...

Tu fais quelque pas sur cet espace de pierre, le froid de noël s'en prenant immédiatement à tes doigts, à ton visage mais aussi au reste de tout ton corps; ton veston, ta chemise et ta cravate n'offrant qu'une mince et négligeable protection face aux vents. Surtout dans le ciel. Rentrer immédiatement signifiait une défaite immédiate face au climat, chose que ton esprit combatif n'était pas prêt à accepter. Tu restas donc là, défiant le froid de cette nuit au ciel sans nuage, à observer non plus les vastes espaces qui s'offrait à ta vue mais... Cette seule et unique personne sur le balcon, un peu plus loin, qui ne semblait pas t'avoir vu. Cheveux foncés, peau bronzée... Même de dos, tu aurais reconnu cette grande silhouette aux réflexes surnaturels qui jouait avec toi et Clayton au basketball. Que pouvais bien faire Arriola ici tout seul? Tes furtifs pas te portent lentement vers lui, derrière lui, à un ou deux mètres de distances. Ton bol dans une main, la cuillère dans l'autre, tu émis un simple :

«Arriola?»

Avant d'engouffrer une autre pelleté de pudding dans ta bouche. Laissant glisser la cuillère sur tes lèvres pour t'assurer que rien n'en reste. Tes yeux, le rouge plus subtil en cette soirée que le doré, criant, observant à travers la nuit elle-même, le fixant d'un air trahissant ta perplexité quant à sa présence. C'est marrant, il avait l'air... bourré.
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MessageSujet: Re: Between punch and pudding [PV Sebastian]   Dim 1 Déc - 22:00


Tu avais trop chaud et avoir besoin d'un air plus frais et d'un endroit plus calme, beaucoup plus calme. Il faisait déjà nuit alors qu'il devait même pas être 21h. Tu frissonnes, ton verre à la main. Tu as desserré ta cravate, défais les trois premiers boutons de ta chemise. Tu avais l'impression d'étouffer, en fait. Sans savoir vraiment pourquoi. Tu laisses échapper un petit rire. Non, franchement, tu avais trop bu. Tu observes les lumières de Celestia briller. C'est un paysage que tu aimes beaucoup et que prends plaisir à observer, vraiment. Appuyé sur la rambarde en marbre, tu détailles un peu ici et là. Tu pourrais descendre dans les jardins, aller marcher un peu, quitter la réception. Peut être même rentrer chez toi. Ca te prendrait plus de temps que d'habitude, d'un, parce que tu ne pouvais pas utiliser ton don. Merci à l'alcool qui te faisait devenir une loque incompétente. Deux, parce que tu aurais sûrement fait un détour pour aller admirer le paysage ici et là, tu aurais flâné dans la rue, peut être même que tu serais aller d'installer devant le comptoir d'un bar.

Parce qu'il fallait avouer que ta soirée ne se passait pas forcément très bien. Ce n'était pas une catastrophe, mais tu avais vraiment vraiment trop bu. Tu devenais quelqu'un de presque totalement différent, quand tu étais bourré. Tu allais faire des câlins à tout le monde, disant ô combien tu pouvais les aimer ou les détester... Bon, plus aimer que détester, mais tout de même. Tu hésitais encore moins à dire ce que tu pensais, quand tu étais bourré, ta langue se déliait avec une facilité déconcertante. Preuve à l'appuie avec ce qu'il s'était passé avec Lux il y a moins d'une heure. Y penser te donner même des frissons. Et encore, tu avais légèrement dessoulé depuis, et heureusement pour toi. Pourtant, tu étais resté alors que tu avais qu'une seule envie : rentrer chez toi et aller emmerder ton père avec sa bûche de Noël ratée et rire avec ta mère de son air dépité.

Tu portes ton verre à tes lèvres et tu le bois cul sec. Tiens... il est déjà vide. Il va falloir que tu te calmes sur l'alcool, sinon, ce qui c'était passé avec Lux pourrait très bien se repasser... et tu ne dirais pas non à la chose, en plus. Mais ce qui c'était passé, ça te perturbait, vraiment. Tu ne savais pas vraiment comment le prendre, comment le vivre. Mais la vérité était là : tu étais attiré par des mecs, point barre. Et tu te donnais presque envie de vomir. A moins que ce soit l'alcool qui y soit pour quelque chose ? Une voix te tire de tes pensées, et tu fais enfin attention à ce qui t'entoure. Tu entends même la musique en sourdine. Tu aurais préféré tout et n'importe quoi, n'importe qui... tout mais pas lui. Tu laisses échapper un soupir avant de porter ton verre vide à tes lèvres avant de te souvenir qu'il est vide. Tu laisses échapper un soupir à en fendre l'âme.

« Que me vaux le déplaisir de ta présence ? »

Parce que tu l'imaginais déjà jouer avec tes hormones.
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MessageSujet: Re: Between punch and pudding [PV Sebastian]   Dim 1 Déc - 22:34

Ton visage ne change pas d'un pouce et reste le même, la cuillère glissant entre tes lèvres et retournant dans le confort du pudding -ah oui! C'était du pudding au riz!-, dans le fond du bol que tu tiens dans ta main. Tu l'écoutes, l'observe, un verre à la main. N'a-t-il pas la descence de te faire face? Premier geste d'irritation. Tes doigts, rougis par le froid, se resèrent autour de l'instrument de métal, à la manière d'une arme. Soyons sérieux, ça n'est là qu'une cuillère, son manche n'ayant guère plus d'utilité que de faire office de substitut pour te maintenir calme. Déplaisir. Ce fût la deuxième geste d'irritation, celui-là même qui changea cette fois-ci ton regard. Tes yeux s'amincissent pour devenir de furtives amandes dans un visage trop impartial pour ne pas signifier que, en fait, ce qu'il disait t'énervais. Une bille rougeoyante, difficilement perceptible au clair de la lune... et l'autre. Cette pièce dorée trônant dans ton visage, perçant celui qui oserait l'observer. C'était la magie des Sforza. Ce qui les rendait unique et ce qui rappelait à ceux qui osaient les défier que leur tenir tête signifiait des ennuis. Quand bien même son père faisait-il grand cas de l'honneur, c'était surtout celui de sa famille qu'il protégeait et non le sien. Allant jusqu'à créer de fausses preuves pour une bataille juridique qu'il s'assurait de gagner, c'était ainsi que cette famille aux mœurs arriérés avaient survécus jusqu'ici. Et ce regard, Sebastian ne l'avait pas croisé. Tant mieux. Son verre vide dans la main te rappela que ça ne serait pas mal, un petit remontant. Ta bouche s'entrouvrit, après avoir finalement avalé tout le pudding. Tu avais maintenant le choix, Juan. Déclarer la troisième guerre mondiale, t'en prendre à lui et faire comme tu en avais l'habitude : lui rappeler à quel point sa sexualité ne tournait pas autant des filles qu'il voulait le faire croire. Ou sinon... tu avais la méthode passive. Éviter la guerre. Ce mec, tu l'avais déjà embrassé, et il t'avait humilié. C'était quelque chose que tu ne saurais jamais oublier. Pourtant, il restait ton coéquipier et vous taper sur la gueule n'arrangerait rien. Ta bouche se referme et tu réfléchis.

Réfléchir à quoi dire, simplement. C'est connu : tu es nul pour les discussions gentilles. Mais avec un peu de réflexion, tu saurais peut-être assembler quelque mots qui finiraient par créer une phrase pas si mal. Deux pas plus tard, tu t’accotais à la rampe du balcon et observait les lumières de la ville comme il le faisait. Rien de bien fascinant. C'était Celestia, quoi! La cité dans le ciel ou tu avais grandis, qui ne savait plus te cacher quoique ce soit! Celle que tu aimais bien affirmer comme « connue comme le fond de ta bouche » de manière arrogante auprès de tes potes. Qu'avait-elle de si fascinante, à la fin? Peut-être ses lumières offraient une vue plus palpitante aux yeux embrumés par l'alcool de Sebastian! Ta bol de pudding en main, ta cuillère dans l'autre, tu plongea l’ustensile de métal dans la mixture sucrée pour... En offrir à Arriola. Sans le regarder, bien sûr.

«C'est pas sympa, ça. Je t'ai vu seul sur le balcon et j'me suis dit que t'aurais aimé de la compagnie.»

Ça, c'était à moitié vrai. Ce fût d'ailleurs en réalisant que non seulement ce que tu disais en ce moment te donnais l'air d'un pote trop gentil mais qu'en plus tu le disais allègrement au mec qui t'avait roullé une pelle l'autre soir que tu te ravisa, corrigeant prestement ta réponse pour reprendre le ton neutre dont tu avais l'habitude.

«Nan, sérieux, j'avais besoin de prendre l'air. Toi aussi, d'ailleurs, n'est-ce pas?»

On fou quoi, sinon, sur un balcon? Tu te posais sérieusement la question. Sortir sur un balcon et observer le paysage lunaire était une activité cul-cul digne des télé-romans à l'eau de rose ridicules. Nan. Quand on sort à l'extérieur, que ça soit sur un balcon ou simplement à l'entrée d'un bâtiment, c'était sois pour prendre l'air parce qu'un truc -ou à l'occurence quelqu'un- à l'intérieur nous gonflais, sois qu'on avait envie de fumer. Arriola se mettait quand même pas à fumer, si?!

«Quoi de neuf, dans ta soirée, jusqu'ici?... Tu t'ai choppé une fille?...»

Phrase a double-tranchant. Histoire de quand même rappeler à Sebastian que ce qu'il voulait réellement se chopper, au plus profond de lui, n'était pas forcémment une fille.
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MessageSujet: Re: Between punch and pudding [PV Sebastian]   Dim 1 Déc - 23:01


Une cuillère rentre dans ton champ de vision et tu te recules vivement sous la surprise. Tu jettes un regard septique à Juan. Bon, après tout, il en avait bien bouffé, donc ça devait pas être empoisonné. Ou alors, il avait prit l'antidote avant de t'en passer. Tu attrapes la cuillère, frôlant ses doigts froid et tu la fourres dans ta bouche, appréciant le goût du pudding sur tes papilles. Tu laisses échapper un rire moqueur quand il te dit être venu pour te tenir compagnie. Vous saviez tous les deux que ce n'était pas pour ça qu'il était sorti. Toi, tu te demandais pourquoi il était venu te parler. Ce n'était pas dans son genre. En fait, vous ne vous parliez jamais en dehors des match de basket... et en dehors du fait qu'il te rappelait souvent que tu l'avais embrassé comme un damné à cette soirée. Mais tu n'arrêtais pas de dire que c'était une soirée, que tu étais à moitié bourré. Mais c'est bien mot de mettre tout sur le compte de l'alcool, mais l'alcool, ça faisait pas tout. Ca nous faisait juste faire ce qu'on osait pas faire habituellement, rien de plus.

« En quelques sortes, en quelques sortes. »

Prendre l'air était une expression bien faible. Tu avais besoin de respirer, tu étouffais dans cette salle où tu voyais les gens se coller les uns contre les autres, rire, danser, boire. Et toi, tu étais là, à les observer et à te rendre compte que ce que tu voulais, c'était danser... mais pas forcément avec la personne avec qui tu aurais dansé il y a deux mois de ça. Tout ça en une seule soirée, c'était beaucoup pour toi et c'est dans ce genre de moment que tu te rendais compte que tu étais bien faible. Adieu les poitrines rebondies, les décoltés et les rouges à lèvres qui restent sur ta bouche. Sa voix s'élève de nouveau et tu esquisses un sourire moqueur, ton regard vient trouver le sien.

« Pourquoi, t'es jaloux ? »

Tu n'arrives même pas à garder ton air sérieux et tu ris à gorge déployée, déposant ton verre sur la rambarde avant de te retourner, faisant face à la baie vitrée. Le bas de ton dos appuyé sur la rambarde, tu l'observes, calmant ton rire peu à peu. Non, vraiment, ça ne servait à rien d'essayer d'être sérieux. Ca sonnait presque comme une proposition, après réflexion. Presque. Avoue le, Juan est plutôt bien foutu. Et tu te mettais à penser comme ça. Ca te donnait presque mal à la tête.

« Sérieusement, entre nous, on sait tous les deux que les seins, c'est pas mon truc. »

C'était la première fois que tu l'avouais, et ça te faisait tout drôle. Ca te faisait bizarre. Tu quittes ses yeux pour aller observer tes pieds. Ouais, c'était bien la première fois que tu le disais à voix haute, et quelque chose se bloquait dans ta gorge.
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MessageSujet: Re: Between punch and pudding [PV Sebastian]   Lun 2 Déc - 4:11

Sa réaction en voyant la cuillère te surprend et... te fait sourire. Était-ce seulement alors qu'il la voyait? Quoi qu'il en soi, à l'instant ou ses doigts effleurent les tiens pour saisir la cuillère, tu te rappelle à quel point le vent froid fouettait allègrement ton corps et... À quel point ce contact t'étais désagréable pour une raison inconnue. Prestement, ta main lâcha la cuillère si bien qu'elle faillit tomber par terre. Non. Ce contact physique, ça n'était tout simplement pas pour toi. Pas seulement parce que c'était Sebastian, le mec qui tu avais si tendrement -et bonnement, comme ça, pouf!- embrassé un soir ou l'alcool se faisait presque aussi présente dans ton corps qu'elle ne l'était dans le sien en ce moment même, mais parce qu'un tel geste était comme une pente glissante que tu ne souhaitais pour rien au monde dévaler. Plutôt te jeter en bas de ce balcon! D'ailleurs, tes yeux rejoignirent prestement la rue qui faisait face à l'entrée de secret Garden, au sol, directement en bas de la terrasse. Tu étais à une hauteur presque effrayante. Presque. Loin d'être assez faible pour craindre une possible chute, te savoir mort si jamais tu venais à tomber n'avait rien de si rassurant. Heureusement, ou pas, le rire de Sebastian te tira de cette pensée légèrement... lugubre. Rire moqueur que tu n'appréciais pas spécialement. Rire moqueur qui semblait vouloir dire « toi? Tenir compagnie?» remettant autant en question ta sociabilité -avec raison, mais ça, tu ne te l'avouerais jamais à toi-même... n'est-ce pas?- que ta vaillance. Pour la deuxième, ça posait problème. Certes tu ne pouvais voir Sebastian comme un ami, après tout ce qui s'était passé entre vous, mais tu le voyais avant tout comme le mec avec qui tu jouais au basket ball. Et même au cœur d'une partie, que ce soit la manière dont tu faisais les passes ou que tu suivais tes coéquipiers pour mieux recevoir celles-ci, on pouvait voir que leur bien, c'était ce qui te préoccupait. Avant le ballon, avant le panier. Ce qui t'importait c'était de voir ton équipe s'amuser -et avec un peu de chance gagner, parce qu'il n'y à pas plus grisant que de voir l'adversaire se faire écraser-! Son rire t'irrita et cette fois-ci, tu manqua déborder. Ton pot de pudding en main, tu ne répondis rien. Du moins jusqu'à ta prochaine question, ou il dépassa les bornes et te regarda d'un air exprimant la même chose que son rire. Celle-là, on ne la fait pas à un Sforza. Tes yeux se plantes dans les siens et, avec un air qui tenait surtout lieu d'avertissement -une sorte de «fais gaffe, Arriola», tu répondis simplement :

«Jaloux de quoi?»

Tant ces trois mots pourraient avoir l'air inoffensifs, tant, vus aux yeux de ceux ayant eu un minimum d'entraînement quant au subtilités politiques, il signifiait de manière acerbe «ton penchant pour les mecs n'est pas le mien». Le problème était là : ça n'était pas entièrement vrai. Tu l'ignorais à moitié, le savait en partie. Un truc clochait et tu n’osais jamais regarder réellement un garçon, te concentrant exclusivement sur les filles, prenant parfois mêmes des airs de machos qui, finalement, ne t'allaient pas si bien. Tu restais, au bout du compte, le Juan taciturne qui souriait quand on lui souriait et qui attirait les filles autant qu'un joueur de basketball chevronné pourrait. C'est à dire beaucoup. Puis son rire éclate et en morceau va ton tempérament agressif. Oh, oui. Ça aussi, ça se voyait dans ta manière de jouer. Juan, tu n'allais jamais dans ta propre zone. Tu restais chez l'ennemi et défendais ton panier en assiégeant celui de l'adversaire. C'était bien connu. Celui ayant l'audace de te pousser à la défense se voyait par la suite victime de tes plus fourbes feintes et interceptions. Tu aurais bien voulu répondre un truc, mais le grand à la peau foncée te devança avec une réplique que tu n'aurais pas vu venir... En aucun cas. Tu le regardes et il baisse les yeux. Il était honnête, Arriola. Tu souris. Son problème n'était pas le tien, après tout.

«Et alors? J'avais bien deviné, moi. Et pourtant j'te parle toujours sur cette terrasse en ce moment même.»

N'est-ce pas? Après cette soirée, tu t'étais longuement questionné quant à Sebastian, notamment sur ce que tu pensais de lui. Tu en étais venu à la conclusion que ce qui t'avait profondément enragé n'était pas ce qu'il était mais bien ce qu'il avait fait. Oui. Ton coéquipier et non toi. Te regarder toi-même et te poser la question qu'il semblait s'être posé depuis longtemps te faisait beaucoup trop peur. Rejeter tout sur lui était beaucoup plus simple. Tu craignais une réponse que tu n'aurais même peut-être pas, au point même ou tu oubliais la question, te basant sur lui. Oubliant qu'un tel acte se faisait à deux et non seul. Tes pieds, prenant jusqu'alors repos alors que ton bassin s'était appuyé sur la rambarde, reprirent la responsabilité de ton poids et firent quelque pas en sa direction, histoire de combler l'immense vide froid qui se dressait entre vous. Posant sur la rampe le pot de pudding presque vide, tu lui offris un sourire... Que tu n'offrais qu'à peu de personnes. Un mélange hybride entre rassurant et compréhensif qui, d'après les dires de plusieurs, éclipsait la lumière du soleil même. C'était quelque chose de rare.

«Hé.» Tu t'arrêtes devant lui, lui faisant face et observant ses cheveux de jais «Tout va bien?»

C'était une question que tu avais déjà, en forme, posé en arrivant sur cette terrasse. Seulement elle avait, cette fois-ci, un autre fond. Ça signifiait surtout «Dis-moi tout» ou peut-être «Qu'est-ce qui s'est passé?». Peut-être t’intéressais-tu un peu plus à Sebastian que tu ne te l'admettais. Peut-être...
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MessageSujet: Re: Between punch and pudding [PV Sebastian]   Lun 2 Déc - 10:34


Oui, c'est vrai, il te parlait toujours, sur cette terrasse. Mais est-ce que c'était vraiment une bonne idée qu'il le fasse ? Est-ce que ça n'allait pas faire grandir la rumeur qui courait déjà sur toi. Le fait de l'assumer quand tu étais seul était déjà un grand pas, mais l'assumer devant les autres ? Le dire à tout le monde, faire comme si ce n'était pas grave, que tout était normal ? Non. Tu n'y arrivais pas, tu n'y arriverais pas. Jamais. Il s'approche de toi, et pourtant, tu restes silencieux, les mains dans les poches. Tu penses que tu vas rentrer, abandonner ce bal stupide, cette fête stupide et tu vas rester tranquillement dans ta chambre pour jouer à la console. Merde, comment t'allais dire ça à tes parents, aussi ? Tu ne savais même pas ce qu'ils pensaient de ça. Ton père était plutôt du genre à se foutre de ce que les autres faisaient dans leur vie, tant que ça se passait pas chez lui. Mais là, ça, ça se passait chez lui. T'aimais les mecs, et bordel de putains, ça te mettait tellement mal que tu avais vraiment envie de vomir. Tu penses à Lux un instant, Lux qui a quand même une famille un peu zarb, mais qui n'a pas honte de lui et qui le soutient, et ça, franchement, tu ne savais pas si ton père en était capable.

Sa voix s'élève et tu relèves à peine les yeux vers lui. Tu aperçois son sourire et tu laisses un sourire las étirer tes lèvres. Tout va bien ? Non, tu venais d'embrasser Lux, et bordel, ça te mettait dans tous tes états, vraiment. Non seulement tu avais vraiment, vraiment eu envie de lui, et les mots étaient faibles, mais aucun autre ne semblaient vraiment convenir, mais en plus, t'avais bien envie de recommencer. Lux. Ca allait être un peu bizarre maintenant. Est-ce que tu aurais envie de l'embrasser à chaque fois que tu allais le voir ? Est-ce que tu aurais envie de le kidnapper dès que tu allais le voir ? Est-ce qu'un seul frôlement allait te donner envie de lui ? Est-ce que tu allais être gêné en sa présence ? T'en savais rien, et après tout, tu t'en foutais un peu. L'alcool descendait doucement. Tiens, et Juan, qu'est-ce qu'il ferait, si tu l'embrassais, là, maintenant ? Il te repousserait ? T'enverrais chier ? Jouerait encore une fois avec tes hormones ? Ou au contraire, il se laisserait faire ? Participerait, même ? L'idée même te fait rire et, en t'en rendant compte, tu sors une main de ta poche, t'excusant rapidement.

« Désolé, je viens d'avoir une image assez hilarante dans la tête. »

Oh oui, parce que savoir Juan se laissait faire pendant que tu l'embrasserais, c'était assez hilarant. C'était le mâle à l'état pur, ce gars là. Il te battait sur tous les points ou presque. Gosse de riche, joueur de basket, élégant. Les filles lui couraient après comme un chien après son os. La comparaison te fait même un peu rire et tu t'excuses de nouveau. Bref, Juan ne pouvait pas se laisser faire, au contraire, il est plutôt à prendre les rennes, et ça se voyait rien qu'à sa façon de jouer au basket. Tu hausses enfin les épaules, te rendant compte que tu n'as pas encore répondu à sa question. Que lui dire ? Hé, mec, j'ai découvert que j'aime les mecs et je l'avoue enfin, je suis à moitié bourré et j'ai juste envie d'aller me bourrer un peu plus la gueule pour oublier. Non, c'était une mauvaise idée, mais c'était vraiment ce que tu ressentais en ce moment même.

« J'ai envie de boire, en fait. »

Boire, boire et toujours boire. Parce que ça te permettait d'oublier un peu, parce que ça te faisait aller un peu mieux, le temps d'une soirée. Parce que boire, ça te permettait de te sentir mieux, pendant un temps, même si tu sentais misérable le lendemain matin. Ou quand l'alcool redescendait... un peu comme maintenant, en fait.
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MessageSujet: Re: Between punch and pudding [PV Sebastian]   Mar 3 Déc - 7:20

Sebastian lève les yeux et te voit. Te voit sourire, avec regard distrait et las, avant de répondre du même geste que toi, avec beaucoup moins d'enthousiasme quant à lui, t'offrant cette scène des plus... horribles. Il commençait à te faire pité, et quand quelqu'un te faisait pitié, c'était le début de la fin pour toi. Le moment ou tu commençais à t'en faire pour eux, parfois plus qu'eux-même s'en font, à la fin, et le moment ou tu ne te mêlais pas de ce qui te regardais, ou tu te mettais dans la merde pour aider ce mec qui t'avait sauvagement roulé une pelle lors d'une soirée bien arrosée. Une pensée à ce que tu ressentais pour lui hier même comparée à aujourd'hui te leva le cœur. Une simple rencontre sur une terrasse frigorifiée changeait-elle réellement la donne? Le simple fait que Sebastian ait finit par lâcher ses airs de don J-... De... Casa nova pour faire face à une vérité que tu n'assumerais que le jour ou tu en aurais réellement besoin changeait-il tout? Tu aurais voulu te dire que non, qu'il était toujours aussi idiot et qu'il te tapait toujours autant sur les nerfs. Mais ça serait mentir. Ça serait t'attacher à des valeurs d'hier pour le principe de ne pas avoir à dire « j'avais tors » ou même simplement «Finalement, il n'est pas si mal » aujourd'hui. Ça reviendrait à devenir Rodrigo Sforza. Ça serait devenir ton père et accepter une partie de lui en toi. Hors de question. Son regard soutient le tien et tu te rends finalement compte que Arriola n'est pas un mauvais bougre. Qu'il agit parfois en idiot mais qu'en fin de compte, ses actions pesaient sur sa conscience autant que n'importe qui. Tu réalises d'un seul coup que l'aider à aller mieux était peut-être dans tes cordes. Tu te perds dans tes pensées, flotte et oublie même le froid mordant du vent s'infiltrant à travers les manches de ton veston et ce jusqu'à ce que son rire ne retentisse dans la nuit. Tu t'extirpe de tes songes et l'observes, perplexe. Qu'y avait-il de si drôle? Tu le regardes, ton sourire cette fois-ci éclaboussé par l'incompréhension, bien que toujours présent.

«Qu'est-ce qui te fait rire comme ça, toi?»

Un mélange d'exclamation joviale et de réelle question. Ce qui trottait dans le cerveau de ce joueur de basket chevronné n'était réellement lisible que lorsqu'il avait un ballon orange entre les mains, prêt à faire une passe. On y lisait alors ou il lancerait, quand il le ferait et pour qui il le ferait. À l’extérieur, tu n'avais pas eu la chance de le côtoyer suffisamment pour le déchiffrer. Sebastian pouffe à nouveau de rire et le juste milieu entre la question et l'exclamation vole en éclat pour devenir cette fois une vraie de vraie question. Tu avais légèrement bu, une petite bouteille au liquide transparent fièrement attaché à ta cheville -ingénieux n'est-ce pas? Toi et deux-trois autres mecs vous étiez mis d'accord pour fournir cette soirée en alcool, pour ceux qui trouveraient le punch fade!- n'aidant en rien ton cas. Oui bon, tu étais encore loin d'être bourré, et tes idées restaient claires quand même!

Et c'est au moment ou tu pensais à cette petite bouteille que ton coéquipier se mis à parler d'alcool. Ça tombait pile poil, tiens. Seulement sa voix, son ton, avait quelque chose que tu avais déjà entendu. Un ton lourd de ressentiments et de reproches envers soi-même. Il ne semblait pas prêt à en parler, et tu n'étais certainement pas le genre de mec assez dévoué pour te battre contre lui jusqu'à ce qu'il crache le morceau. Ton but, c'était surtout de voir Arriola rentrer chez lui avec autre chose que les veines ouvertes. Et comment faire ça? Certainement pas en lui donnant ce qu'il veut. Comme il semblait avoir fait face au faits, tu jugeais maintenant bon de le voir assumer ses choix. Il ne pouvait rester dans une situation comme celle-ci. « J'suis gay mais j'aime pas». Comment pourrait-il seulement vivre ainsi? Ton sourire ne te quitte pas et tu te penches, sortant de sous le bas de ton pantalon, attaché à ta cheville droite grâce à une sangle, cette petite bouteille. Du fort. Très fort. Destinée au punch, en fait. Mais qu'importe, maintenant. Tu t'avances... le dépasse et rejoint l’extrémité ouest du balcon, t'appuyant à nouveau contre la rambarde. La baie vitrée gênait légèrement. Après avoir débouchonné la bouteille, tu perds alors ta jovialité pour assumer un regard sérieux, dirigé vers ce que tu tiens entre très doigts.

«Arriola...» tu fais tournoyer le liquide à l'odeur forte dans son contenant «... Si t'es capable d'assumer ce que chaque gorgée de ce truc te fera vivre une fois digéré...»

Et tu ne parlais pas d'une gueule de bois. Ce genre de truc était secondaire, faisant des vies un calvaire temporaire. Tu parlais des maux qui semblaient hanter le jeune homme devant toi. Des maux qui, tu le voyais à travers son sourire autant que dans ses paroles, semblaient beaucoup plus grave. L'alcool n'avait rien de médical, elle faisait oublier de manière temporelle moyennant un malaise conséquent le lendemain. Ça n'était un secret pour personne. Or le regret, tu n'étais pas fan et tu préférais voir ton coéquipier de Basket souffrir devant les choix qu'il avait à faire plutôt que de le voir dépérir devant ceux qu'il avait déjà fait. Tes yeux remontent et trouvent les siens à nouveau, toujours d'un sérieux implacable.

«... Alors on trinque.»

Qu'allait-il faire, maintenant? Tu étais on-ne-peut-plus curieux de le voir.
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MessageSujet: Re: Between punch and pudding [PV Sebastian]   Mar 3 Déc - 19:33


Tu l'observes avec curiosité se pencher, sortir une bouteille son pantalon et tu hausses un sourcil, surpris. Oui, ça, c'est vachement pratique, comme astuce. Quelque chose que tu mets bien en tête, pour pouvoir l'utiliser plus tard. Il passe devant toi et tu ne le quittes pas du regard. Il vient se mettre au bout de la terrasse, là où on ne peut pas le voir de l'intérieur. Tu le dévisages un bon moment. Son sourire disparaît, le tiens aussi, par le même occasion. Sa voix reprend et tu as envie de lui dire de la fermer. Assumer quand il avait bu, c'était simple, c'était pas vraiment lui qui faisait, qui parlait, qui disait. C'était tellement simple, d'assumer, pendant qu'il était bourré. Le plus dur, c'était après. Accepter tout ce que tu avais fais, tout ce que tu allais faire. Tu t'approches de lui. Tu es peut être trop proche, même. Ton bras frôle même le sien. Un sourire supérieur vient étirer tes lèvres et tu lui fais un clin d'oeil, lui prenant la mini bouteille des doigts. Tu en bois une gorgée avant de lui rendre. Tes lèvres s'approchent de son oreille et tu lui souffles doucement, te rapprochant beaucoup trop de lui :

« Et toi, tu seras capable d'assumer ? La dernière fois, t'as pas eu l'air trop mécontent, quand ça s'est passé... »

Tu laisses ta phrase en suspens. C'est bien la première fois que tu parles franchement de ce qu'il c'était passé entre vous. Un baiser, surtout comme celui que vous aviez partagé il y a de ça quelques mois, ça se faisaient à deux. Et ça c'était bien fait. Tu te souviens de ses soupirs, des tiens. Tu te souviens des marques dans ton cou, et celles que tu lui avais laissées. Tu te souviens de vos souffles erratiques, qui se mélangeaient et vos corps qui en demandaient toujours plus.

« ... Mais t'as pas eu l'air de vouloir assumer non plus. »

Juan, il aimait les filles, tout le faisait croire. C'était un Don Juan : il portait bien son nom.

« Si tu trinques Sforza, faut assumer tout ce que tu feras derrière. »

Ce sourire toujours supérieur aux lèvres, tu te recules légèrement. Tu lui lances un regard de défis avant de désigner la bouteille du menton et du regard. Ca te paraissait vraiment bizarre, mais c'était un jeu auquel tu aimais bien jouer. Mettre Sforza en colère, c'était drôle, c'était excitant, même. Tu aimais bien jouer à ça, tu aimais bien être sur le qui-vive, prêt à rebondir sur n'importe laquelle de ses attaques, que ce soit verbale ou physique. Et là, tu te demandais s'il allait t'envoyer un point, une remarque bien acerbe ou s'il allait boire une gorgée de cette boisson alcoolisée. Oh oui, tu étais bien curieux, et ça t'amusait vraiment, vraiment beaucoup.
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MessageSujet: Re: Between punch and pudding [PV Sebastian]   Jeu 5 Déc - 2:18

Il se rapproche et s'appuie contre la rambarde, à tes côtés. À tes côtés. Son bras près du tiens, son sourire arrogant beaucoup trop proche pour que tu n'ais pas envie de le balancer en bas de cette terrasse. La supériorité était le domaine des Sforza, pas la sienne! Ils sont tous supérieurs, ses frères, ses sœurs, son père, son oncle même, Vanitas ou pas. Ils le sont tous. Lui peut-être moins. Peut-être est-il une exception, un nain dans cette famille de géants. Un véritable Sforza aurait agressé celui osant lui faire un sourire emplis d'une telle assurance. Mais pas toi. Tu serres légèrement le poing et ne fait rien. Rien du tout. Tu soutiens son regard et ne bouge pas, simplement parce que tu réalises un peu trop tard. Un peu avant qu'il ne souligne la faute. Maintenant qu'il se disait ouvertement gay, c'était son tour. Son tour d'être regardé de travers. Son tour de faire une déclaration comme celle que Arriola avait fait il y à de cela quelque minutes. Hors de question. Il ne serait jamais assez saoul pour raconter de telles conneries. Était-ce la peur? L'orgueil? Peut-être était-ce simplement la paresse. Oui, à y regarder de plus près, c'était de la paresse. Devoir combattre les regards indiscrets et les murmures acerbes à son passage. Les rumeurs qu'on dirait sur lui, les coups qu'on lui mettrait, en revenant chez lui. C'était une paresse pur et simple, sous la plus dégoûtante des formes. Penser à ça était trop difficile et signifiaient un combat qu'il ne souhaitait pour rien au monde mener. Il n'était pas comme Sebastian. Sebastian qui se rapproche, se rapproche, souffle à ton oreille quelque mots refroidissant -si c'est ne serait-ce que possible- encore plus ton corps, le couvrant de frissons. C'était son tour. Son tour de s'expliquer ou du moins d'inventer une raison.

La vie que tu menais avait toujours eu des allures de match de basket. Tu dribbles et avances, tu dribbles et percute un obstacle... tu dribbles et feinte, te faufilant à travers cet adversaire et continue. Jusqu'au jour ou tu verrais le panier, ou tu tirerais et, qui sait, deviendrais peut-être une fois dans ta vie un protagoniste. Le personnage principal d'une épopée quelconque. Hors, tu ignorais quoi penser de cette situation. Ce qui s'était passé avec Sebastian avait été un obstacle, et pourtant, tu finissais, à force de plonger dans ton regard inhumain et effrayant, repoussant, dans l'azur de ses yeux, par voir ce que tu craignais être devenir ce panier. Peut-être après tout était-ce là ton aventure, à toi? Hors de question d'y croire. Tu n'étais qu'un second rôle et te complaisait dans les petites apparitions que tu faisais dans les vies des gens, profitant d'instant comme ceux-ci pour provoquer chez leurs protagonistes un changement ou ne serait-ce que, comme dans le cas d'Arriola, pour souligner des faits qui échapperaient à leur vue.

Tu commences à te calmer. Tu t'apprêtes à changer de sujet, à faire dévier tout ça avant que ça ne devienne dangereux. Puis il le dit. Il met les projecteurs sur toi et t'oblige à faire face à la foule. Toi aussi, t'avais aimé. Toi aussi, tu cherchais l'extase à travers le corps et les tendresses de Sebastian. Toi aussi, Juan. Tu n'étais guère mieux que lui, et tout ce que tu avais demandé, tout ce que tu avais supplié en silence, c'était qu'on t'oublie. Qu'on oublie ce petit détail dans cette histoire. Échapper aux calculs de Arriola. Et maintenant, tu étais coincé. Pris au piège. Échec et mat. À la seconde ou il s'était soulagé de ses tourments, il avait passé au suivant.

«T'aimerais bien que j'dise la même chose, hein?» petite pause ou tu l'observes avec un regard (presque) de marbre «...Tu te sentirais peut-être moins seul.»

La défensive. Tu puais la défensive et la peur qu'il approfondisse ses recherches. Dans les matchs comme dans la vraie vie, tu ne ramenais jamais rien à toi-même et restait toujours sur l'offensive. Sauf que là, tu n'avais pas le choix. Te voilà contre un mûr à lutter pour te garder au propre. On pourrais même prendre pitié à te voir essayer de te sauver la face. Ta main agrippe la bouteille et la lui arrache des mains, impatient de répondre à l'invitation. Bien sûr que tu allais boire. Après tout, que pouvais-tu bien faire de si grave avec deux trois gorgées de plus dans le corps? Ne déplaceant pas son regard de celui d'Arriola, tu approches le goulot de tes lèvres et en murmurant :

«... Mais c'est raté...»

Deux lampées plus tard, tu retires ta bouche de cette bouteille et la lui tend à nouveau, un sourire de défis sur les lèvres. «J'ai pas peur de ton petit défis stupide». Or lorsqu'il s'apprête à la saisir, tu fais deux pas. L'un te sépare de la rambarde et l'autre te fiche devant lui. Très près. Ta main libre se lève, lentement, tendrement, et vient se poser sur sa joue alors que ton visage s'approche du siens. Ton sourire n'est plus et seul tes yeux, mis clos en un regard scrutateur, s'accrochent au siens plus qu'à tout moment au part avant. Tu t'arrêtes et le fixe. Ne bouges pas, le temps s'arrête et toi, tu ne perds pas le contrôle. Tu restes là et attend sa réaction. Tes lèvres se séparent finalement pour souffler quelque chose. Quelque mots.

«... C'est...» tu te rapproches à nouveau, légèrement. Toujours en contrôle. «Complètement raté, Arriola.»

Tu n'es pas saoul. Pas encore. Et maintenant quoi? Tu restes là, en suspens. Surpris par... les efforts que tu déployais pour le rester. Désagréablement surpris.
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MessageSujet: Re: Between punch and pudding [PV Sebastian]   Jeu 5 Déc - 17:45


Tu as l'impression de faire fasse à un chaton qui feule. L'image est assez intéressante, en soit, et elle te fait sourire. Il te fait sourire un peu plus, tes lèvres s'étirent et ta langue vient se coincer entre tes dents. Il t'arrache la bouteille des mains et tu les ranges dans tes poches, le regardant toujours avec ce petit air supérieur. Tu l'observes, sans dire un seul mot. Tu attends juste. La bouteille si proche de sa bouche, il s'arrête, et pendant un court instant, tu crois qu'il va se défiler. Raté, hein ? Tu détournes le regard quelques instants avant de le regarder de nouveau, un rire léger passant la barrière de tes lèvres. Pourtant, lorsque sa main monte doucement vers ta joue, tu hausses un sourcils, arques l'autre et ton léger sourire supérieur disparaît. Il est très proche, trop proche même. Mais pourtant, tu t'empêches de reculer... et tu t'empêches d'approcher. Tes doigts attrapent la bouteille, serrant par la même occasion ses doigts.

« Et tu fais quoi, maintenant, hein ? »

C'est vrai, qu'allait-il faire ? Il allait t'embrasser ? Il allait attendre que tu l'embrasses ? Ou alors, il allait reculer ? Ou peut être que tu le ferais avant lui ? Mais si c'est le cas, pour qui te prendrait-il, mh ? Pourtant, tu n'y penses pas, tu te rapproches doucement, frôles ses lèvres des tiennes. Un simple effleurement, presque inexistant. Puis tu te recules avant d'apporter la bouteille à tes lèvres pour boire deux ou trois gorgées. Ta langue passe sur tes lèvres pour en enlever l'alcool. Puis tu t'approches de son oreille, tu prends une légère inspiration.

« J'ai l'impression que c'est pas tant raté que ça, Sforza. »

Garde des airs de dominateurs, Sebastian. Regarde le de haut. Il est plus petit que toi, tu peux te le permettre. Tu peux te permettre de le regarder avec ce regard un peu moqueur, un peu suffisant, un peu supérieur, un peu hautain. Tu as le grand Sforza devant toi, tu as le grand Sforza que tu regardes de haut. Peut être arriveras-tu à le faire céder, peut être qu'il baissera les yeux, qu'il avouera. Tu en doutes un peu, pourtant. Mais qui sait ? Peut être tient-il moins bien l'alcool que toi, et si c'est le cas, tu peux peut être l'emmerder avec ce baiser qu'il n'a pas assumé, comme toi. Tes lèvres frôlent sa mâchoire avant que tu ne te recules.

« J'ai même l'impression que tu vas céder plus vite que ce que tu ne le dis. Mais après tout, tout ça, ça t'intéresse pas, hein ? »

Tu te recules après lui avoir mis la bouteille dans les mains, tes doigts se remettant bien au chaud dans tes poches.
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Between punch and pudding [PV Sebastian]

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